Avant que le dessin ne revienne, il y a eu des années de travail visuel : photographie, vidéo, montage, mode, campagnes — des histoires conçues pour d’autres personnes et à d’autres fins.
Dans cet univers, une image sait souvent déjà ce qu’elle doit faire avant même d’exister. Elle doit attirer l’attention, convaincre, susciter le désir, faire paraître quelque chose plus beau, plus réussi, plus nécessaire. Il y a dans ce monde beaucoup d’intelligence, mais aussi beaucoup de pression.
La surface se lisse. Le ressenti est guidé. L’espace laissé à une véritable liberté artistique se réduit.
Le corps l’avait compris avant que l’esprit puisse l’expliquer.
Le dessin est revenu lorsque cet espace est devenu trop étroit.